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Pustulence / Acetone / Zero State : chaos total à Chicoutimi


Samedi dernier, j’ai décidé de franchir le parc des Laurentides et de me rendre jusqu’au CEM de Chicoutimi pour aller me faire servir une bonne leçon de Death Metal. À l’honneur, deux bands du Saguenay, Pustulence et Acetone ainsi qu’un band de Montréal: Zero State.

C’était ma première fois dans cette salle dont je n’ai entendu que de bons mots et, effectivement, cette salle a vite gravi les échelons pour devenir l’une de mes salles favorites pour y voir ce genre de concert. 




C’est vers 20 h 15 que Pustulence fait son entrée sur scène. La salle est déjà bien remplie pour accueillir le trio, qui se produit d’ailleurs pour la première fois en sol saguenéen. Le groupe livre un death metal teinté de grind, à la fois efficace et sans compromis. Les beats, parfois presque clownesques, parfois d’une lourdeur écrasante, font bouger la foule et déclenchent les premiers moshpits de la soirée. Impossible de ne pas remarquer le chanteur, arborant une chemise hawaïenne, un skullet et des lunettes fumées : un style aussi assumé que décomplexé. Entre les morceaux, il ponctue le set de quelques interactions humoristiques avec le public. Amateur de filet de porc ou de la soupe de votre mère? Pustulence a clairement pensé à vous, avec des titres de chansons aussi absurdes qu’hilarantes. Pour conclure leur prestation, le bassiste et le batteur échangent leurs instruments, un moment aussi surprenant qu’efficace. Une belle façon de clore un set qui aura su réchauffer la salle et préparer le terrain pour la suite de la soirée.



Acetone prend ensuite possession de la scène et, très rapidement, je sens que la soirée bascule dans quelque chose de plus lourd, de plus sérieux. Le groupe du Saguenay déploie un death metal massif, construit sur des riffs parfois lents et écrasants, parfois d’une brutalité directe qui frappe de plein fouet. Les solos de Vlad à la guitare se démarquent particulièrement : précis, bien sentis, et toujours au service des chansons. À ses côtés, le guitariste et chanteur, qui est aussi son père, apporte une dynamique unique au groupe, renforçant cette impression de cohésion et d’authenticité sur scène. Derrière la batterie, il est difficile de détourner le regard. Son jeu est presque hypnotisant, exécuté avec un contrôle impressionnant qui donne toute sa puissance à la musique. À la basse, Stéphane semble quant à lui, prendre un malin plaisir à nous livrer ces morceaux avec un large sourire, affichant une aisance scénique irréprochable qui contraste agréablement avec la lourdeur de la musique. La réception du public est sans équivoque : la foule est entièrement conquise. Les têtes hochent et les corps bougent. L’énergie circule constamment entre la scène et la salle. On sent que les gens adorent Acetone, et cette connexion palpable contribue grandement à la force de leur prestation. Ils nous interprètent leur Ep Left to Rot dans son intégralité, en plus de plusieurs nouvelles compositions qui devraient voir le jour en 2026. Parmi celles-ci, « Dissolved » et « Molten Remains » se sont rapidement hissées au sommet de mes nouvelles pièces préférées du groupe. Entre deux morceaux, le chanteur prend le temps de rappeler l’importance de soutenir la scène locale, que ce soit à Chicoutimi ou ailleurs au Québec. Un message qui résonne particulièrement fort dans un contexte comme celui-ci, où le talent est indéniable et mérite une plus grande visibilité. Leur prestation agit comme une transition parfaite avant l’entrée en scène de Zero State, maintenant la salle sous pression tout en préparant le terrain pour la suite. Pour ma part, Acetone s’impose désormais comme l’un de mes groupes favoris de death metal au Québec, et j’espère sincèrement qu’ils obtiendront la reconnaissance qu’ils méritent.



C’est enfin au tour de Zero State de prendre d’assaut la scène, et le CEM explose immédiatement. Le nouveau chanteur est tout simplement impressionnant : il a une présence scénique incroyable, un charisme fou et un vocal qui colle parfaitement à l’identité du groupe. On sent immédiatement qu’il est un excellent ajout à la formation. Le groupe joue intégralement (ou presque) leur plus récent EP Shadow Realm enchaîné de plus vieilles chansons. Quelle claque ! Véritables showmen, chaque membre captive l’attention : Jeffrey Millaire arpente la scène avec sa guitare, prenant des poses décalées dans ses petits shorts tout en restant techniquement irréprochable, tandis que le batteur soutient avec puissance et précision. La recette est parfaite : riffs lourds et pesants, alternant avec des passages plus lents et groovy qui font bouger la foule. L’énergie est contagieuse et la réception du public le prouve : circles pits, moshpits et même un wall of death quand le chanteur demande à la salle de se séparer en deux. Les solos, mélodiques et incisifs, ajoutent une couche supplémentaire à ce death metal rock et groovy. C’était ma première fois en spectacle avec eux, et Ô que je n’ai pas été déçu ! Vers la fin du set, Zero State interprète une toute nouvelle chanson, jouée pour la première fois la veille à Montréal et c’était toute une finale ! La salle est en feu, chaque membre du public est emporté par l’énergie et l’adrénaline du groupe. Je retourne les voir à Québec en février, et j’ai déjà hâte. Vous n’avez pas fini d’entendre parler de ce band qui est bourré de talent. 



Finalement, cette soirée au CEM de Chicoutimi fut une démonstration éloquente de la puissance de la scène death metal d’ici et de l’importance de supporter la relève. Pustulence, Acetone et Zero State ont chacun livré une prestation solide et sincère, portée par une foule engagée du début à la fin. Le CEM confirme aussi qu’il est une salle exceptionnelle pour ce genre de spectacle, offrant un cadre idéal où l’intensité et la musique prennent toute leur place.Des soirées comme celle-ci rappellent pourquoi il est essentiel d’encourager nos bands locaux : le talent est bien là, et il ne demande qu’à être entendu.


Merci à Léo Moffet de nous avoir dépanné derrière l'objectif.



 

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