[ Concert ] The Scepter, Ültra Raptör et Warsenal :une soirée métal old school
- Thierry Mercier

- il y a 1 jour
- 4 min de lecture
Vendredi dernier, je suis sorti de ma zone de confort en laissant de côté mon death metal
caverneux pour me plonger dans une soirée trash/heavy metal à la source de la Martinière. À
l’afiche : The Scepter, Ultra Raptor et Warsenal. Trois groupes que je connaissais peu, mais qui
ont récemment capté mon attention: quelques singles prometteurs pour The Scepter, un nouvel
album pour Ultra Raptör et l’arrivée imminente d’un nouvel opus du côté de Warsenal. Bref, tous
les ingrédients étaient réunis pour une soirée rapide, festive et sans détour.
C’est vers 20 h 30 que The Scepter fait son entrée sur scène et, dès les premières secondes, le
ton est donné. Pit Viper bien ancrées sur le visage, look très rétro et attitude assumée, le
groupe d’Ottawa (en majeure partie) débarque avec une énergie contagieuse et une présence
scénique déjà très solide. Devant une salle bien remplie et visiblement réceptive, le visuel est
travaillé sans jamais tomber dans le ridicule, quoique certaines petites chorégraphies
parfaitement synchronisées entre les membres arrachent quelques rires bien sentis au public,
ajoutant une touche d’autodérision bienvenue. Dès la première chanson, le chanteur n’hésite
pas à briser la barrière scène/foule en allant chanter directement au cœur du public, créant
instantanément une connexion avec une foule déjà conquise. Sceptre vert à la main, accessoire
aussi kitsch qu’efficace , il renforce l’identité visuelle du band tout en galvanisant La Source, qui
répond avec enthousiasme à chaque moment fort du set. Musicalement, The Scepter mise sur
des riFfs heavy metal très catchy, directement sortis des années 80, appuyés par des solos
efficaces et bien placés. Même sans album complet à leur actif pour l’instant , seulement trois
singles disponibles , le groupe démontre qu’il possède déjà une identité claire et un répertoire
suffisamment solide pour tenir la route. La finale vient sceller le tout avec un cover inattendu
mais parfaitement exécuté de Separate Ways de Journey, repris en chœur par une foule
nombreuse et souriante. Une conclusion festive qui sert aussi de parfaite transition vers l’arrivée
d’Ultra Raptör, préparant le terrain pour la suite de la soirée. The Scepter ouvre donc le bal
avec brio, livrant une performance rassembleuse, énergique et franchement mémorable.
Maintenant place à Ültra Raptör, et honnêtement, dès leur entrée sur scène, j’ai senti que La
Source était prête à exploser. Le groupe attaque le spectacle en enchaînant plusieurs chansons
tirées de leur plus récent album, et l’effet est immédiat : la foule, déjà bien réchaufée, tombe
instantanément en délire. Visuellement, c’est impossible de passer à côté : le bassiste arrive en
suit de cuir, pendant qu’un des guitaristes arbore un full piece de course au logo Marlboro. Ça
annonce la couleur : vitesse, excès et plaisir assumé. Ültra Raptör semble littéralement fuelé au
Mountain Dew et au speed metal, et ça ne ralentit jamais. L’énergie est constante, contagieuse,
et surtout sincère. On sent que les gars ont énormément de plaisir sur scène, et ça se transmet
directement à la salle. Le plancher est rapidement détrempé de bière, mais ça n’empêche absolument personne de continuer à tourner dans un gros circle pit bien intense. À un moment,
je réalise même qu’il y a des marionnettes de dinosaures qui flottent au-dessus de la foule… et
étrangement, ça fait totalement du sens dans ce contexte. Musicalement, c’est solide du début
à la fin. Les deux guitaristes se partagent les solos avec beaucoup de justesse, chacun ayant
son moment pour briller, et ça garde le set hyper dynamique. Le chanteur, lui, a une excellente
présence sur scène et réussit sans effort à nous embarquer dans son univers, autant par son
énergie que par son interaction avec le public. Vers la fin du spectacle, le groupe pige dans des
pièces de leur premier album, au son plus thrash, et personnellement, c’est un aspect que j’ai
vraiment apprécié. Caustic Shower ressort clairement comme mon coup de cœur de la soirée.
La finale avec Cadillacs and Dinosaurs vient parfaitement boucler le set, laissant La Source
euphorique et essouflée. Bref, beaucoup de fun, des riffs efficaces et une ambiance
complètement déchaînée. Ültra Raptör a livré une performance mémorable, et je peux dire sans
hésiter que j’espère vraiment les revoir très bientôt.
Pour clore la soirée, c’est Warsenal qui prend d’assaut la scène, et dès leur arrivée, je suis
immédiatement replongé dans un thrash metal très 90s, comme je l’aime. Le look, l’attitude, le
son : tout rappelle cette époque où le thrash était direct, sans flafla et joué avec le feu au fond
des tripes. Malgré la fatigue accumulée dans la salle, l’énergie reste au plafond tout au long du
set, autant sur scène que dans la foule. Ce qui m’a particulièrement frappé chez Warsenal, c’est
la constance. Les rifFs s’enchaînent sans temps mort, toujours solides et accrocheurs, appuyés
par de très bons solos de guitare et de basse qui arrivent naturellement, sans casser le
momentum. Les transitions entre les chansons sont fluides, bien pensées, ce qui rend le
spectacle encore plus immersif. Le groupe en profite même pour nous présenter quelques
nouvelles compositions, et honnêtement, si c’est un avant-goût de ce qui s’en vient, l’album
prévu pour 2026 est déjà très attendu de mon côté. Malgré leur formule en trio, Warsenal ne
sonne jamais minimaliste. Le chanteur, qui assure aussi la guitare, livre une performance
intense et convaincante, soutenue par une section rythmique solide qui comble parfaitement
l’espace. Le son est massif, les rifFs frappent fort et l’énergie ne faiblit jamais. Le drummer,
concentré et précis, impressionne par sa technique impeccable et sa capacité à maintenir la
cadence du trio du début à la fin. La soirée se termine sur Dying on Stage, une pièce
parfaitement choisie pour fermer le bal et laisser La Source essouflée mais satisfaite. Pour moi,
Warsenal a été une très belle découverte et probablement mon coup de cœur de la soirée. Ce
thrash metal 90s, brut et eficace, a frappé exactement où il fallait.
Sortir de mes habitudes et me plonger dans cette soirée trash/heavy metal m’a vraiment fait du
bien. Entre The Scepter, Ültra Raptör et Warsenal, j’ai découvert des groupes avec une énergie
et un talent qui m’ont accroché du début à la fin. La foule, l’ambiance, les rifs, tout m’a rappelé
pourquoi j’aime venir voir ces shows live.








































































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