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[ Concert ] The Scepter, Ültra Raptör et Warsenal :une soirée métal old school


Vendredi dernier, je suis sorti de ma zone de confort en laissant de côté mon death metal

caverneux pour me plonger dans une soirée trash/heavy metal à la source de la Martinière. À

l’afiche : The Scepter, Ultra Raptor et Warsenal. Trois groupes que je connaissais peu, mais qui

ont récemment capté mon attention: quelques singles prometteurs pour The Scepter, un nouvel

album pour Ultra Raptör et l’arrivée imminente d’un nouvel opus du côté de Warsenal. Bref, tous

les ingrédients étaient réunis pour une soirée rapide, festive et sans détour.

C’est vers 20 h 30 que The Scepter fait son entrée sur scène et, dès les premières secondes, le

ton est donné. Pit Viper bien ancrées sur le visage, look très rétro et attitude assumée, le

groupe d’Ottawa (en majeure partie) débarque avec une énergie contagieuse et une présence

scénique déjà très solide. Devant une salle bien remplie et visiblement réceptive, le visuel est

travaillé sans jamais tomber dans le ridicule, quoique certaines petites chorégraphies

parfaitement synchronisées entre les membres arrachent quelques rires bien sentis au public,

ajoutant une touche d’autodérision bienvenue. Dès la première chanson, le chanteur n’hésite

pas à briser la barrière scène/foule en allant chanter directement au cœur du public, créant

instantanément une connexion avec une foule déjà conquise. Sceptre vert à la main, accessoire

aussi kitsch qu’efficace , il renforce l’identité visuelle du band tout en galvanisant La Source, qui

répond avec enthousiasme à chaque moment fort du set. Musicalement, The Scepter mise sur

des riFfs heavy metal très catchy, directement sortis des années 80, appuyés par des solos

efficaces et bien placés. Même sans album complet à leur actif pour l’instant , seulement trois

singles disponibles , le groupe démontre qu’il possède déjà une identité claire et un répertoire

suffisamment solide pour tenir la route. La finale vient sceller le tout avec un cover inattendu

mais parfaitement exécuté de Separate Ways de Journey, repris en chœur par une foule

nombreuse et souriante. Une conclusion festive qui sert aussi de parfaite transition vers l’arrivée

d’Ultra Raptör, préparant le terrain pour la suite de la soirée. The Scepter ouvre donc le bal

avec brio, livrant une performance rassembleuse, énergique et franchement mémorable.



Maintenant place à Ültra Raptör, et honnêtement, dès leur entrée sur scène, j’ai senti que La

Source était prête à exploser. Le groupe attaque le spectacle en enchaînant plusieurs chansons

tirées de leur plus récent album, et l’effet est immédiat : la foule, déjà bien réchaufée, tombe

instantanément en délire. Visuellement, c’est impossible de passer à côté : le bassiste arrive en

suit de cuir, pendant qu’un des guitaristes arbore un full piece de course au logo Marlboro. Ça

annonce la couleur : vitesse, excès et plaisir assumé. Ültra Raptör semble littéralement fuelé au

Mountain Dew et au speed metal, et ça ne ralentit jamais. L’énergie est constante, contagieuse,

et surtout sincère. On sent que les gars ont énormément de plaisir sur scène, et ça se transmet

directement à la salle. Le plancher est rapidement détrempé de bière, mais ça n’empêche absolument personne de continuer à tourner dans un gros circle pit bien intense. À un moment,

je réalise même qu’il y a des marionnettes de dinosaures qui flottent au-dessus de la foule… et

étrangement, ça fait totalement du sens dans ce contexte. Musicalement, c’est solide du début

à la fin. Les deux guitaristes se partagent les solos avec beaucoup de justesse, chacun ayant

son moment pour briller, et ça garde le set hyper dynamique. Le chanteur, lui, a une excellente

présence sur scène et réussit sans effort à nous embarquer dans son univers, autant par son

énergie que par son interaction avec le public. Vers la fin du spectacle, le groupe pige dans des

pièces de leur premier album, au son plus thrash, et personnellement, c’est un aspect que j’ai

vraiment apprécié. Caustic Shower ressort clairement comme mon coup de cœur de la soirée.

La finale avec Cadillacs and Dinosaurs vient parfaitement boucler le set, laissant La Source

euphorique et essouflée. Bref, beaucoup de fun, des riffs efficaces et une ambiance

complètement déchaînée. Ültra Raptör a livré une performance mémorable, et je peux dire sans

hésiter que j’espère vraiment les revoir très bientôt.



Pour clore la soirée, c’est Warsenal qui prend d’assaut la scène, et dès leur arrivée, je suis

immédiatement replongé dans un thrash metal très 90s, comme je l’aime. Le look, l’attitude, le

son : tout rappelle cette époque où le thrash était direct, sans flafla et joué avec le feu au fond

des tripes. Malgré la fatigue accumulée dans la salle, l’énergie reste au plafond tout au long du

set, autant sur scène que dans la foule. Ce qui m’a particulièrement frappé chez Warsenal, c’est

la constance. Les rifFs s’enchaînent sans temps mort, toujours solides et accrocheurs, appuyés

par de très bons solos de guitare et de basse qui arrivent naturellement, sans casser le

momentum. Les transitions entre les chansons sont fluides, bien pensées, ce qui rend le

spectacle encore plus immersif. Le groupe en profite même pour nous présenter quelques

nouvelles compositions, et honnêtement, si c’est un avant-goût de ce qui s’en vient, l’album

prévu pour 2026 est déjà très attendu de mon côté. Malgré leur formule en trio, Warsenal ne

sonne jamais minimaliste. Le chanteur, qui assure aussi la guitare, livre une performance

intense et convaincante, soutenue par une section rythmique solide qui comble parfaitement

l’espace. Le son est massif, les rifFs frappent fort et l’énergie ne faiblit jamais. Le drummer,

concentré et précis, impressionne par sa technique impeccable et sa capacité à maintenir la

cadence du trio du début à la fin. La soirée se termine sur Dying on Stage, une pièce

parfaitement choisie pour fermer le bal et laisser La Source essouflée mais satisfaite. Pour moi,

Warsenal a été une très belle découverte et probablement mon coup de cœur de la soirée. Ce

thrash metal 90s, brut et eficace, a frappé exactement où il fallait.



Sortir de mes habitudes et me plonger dans cette soirée trash/heavy metal m’a vraiment fait du

bien. Entre The Scepter, Ültra Raptör et Warsenal, j’ai découvert des groupes avec une énergie

et un talent qui m’ont accroché du début à la fin. La foule, l’ambiance, les rifs, tout m’a rappelé

pourquoi j’aime venir voir ces shows live.

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