[Concert] Oktoplut et Carey en spectacle au Zénob
- Christian Lamothe

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Je suis un chroniqueur qui parle beaucoup, mais aussi à l’écoute des gens qui m’entourent dans les spectacles. On m’a vanté dernièrement le travail d’une formation qui m’était inconnue… petite fouille et wow, me voilà à vouloir les voir en spectacle à la dernière minute. Oktoplut, mais qu’est-ce que c’est ça… allons, découvrir. Juste avant le spectacle, on me vante alors Carey, une autre découverte. Si je ne pouvais faire que des chroniques dans ma vie, ooo seigneur que je ne ferais que cela… tellement de talent, tellement de talent ici au Québec. Encore une fois je ne suis pas déçu, au contraire, quelle belle soirée que j’ai à vous raconter humblement et avec intérêt.
Carey

En ce 7 février, me voilà donc au Zénob et pour l’ouverture de la soirée, nous voilà avec une formation d’East Broughton que l’on peut positionner dans le style de post hardcore. Mais encore une fois, cette case n’est que pour faire cartésien, Carey est beaucoup plus et ça sonne une tonne de brique. C’est dans une ambiance très sombre, trop sombre pour mes caméras, mais très intéressante pour le ‘’feeling’’ que veut produire cette formation. Les deux premiers titres, Bitter Tales et White Scare m’emballent… parfois me laissant avec de vieux flashs d’Alisonfire avec un chanteur qui crie sa rage, ses angoisses et sa douleur, entre autres sur On With the Strike, puissante et émouvante. C’est ce que j’adore de ce genre de musique… post rock… post metal, une ambiance de voyage dans un monde de tourment, de torture mentale et d’extériorisation d’émotions vives, qui nous sont partagées dans des vagues techniques et brutales… viscérales. Une autre pièce que j’ai vraiment apprécié Who’s to Blame, aussi de l'album Fervet Opus paru fin de 2023, vient nous chercher dans les tripes. Quand nous parlons de Carey, de leurs textes, l’intérêt du vécu humain et l’historique va de pair. Non pas à la façon de Ghun Twei qui parle du présent, avec dans ce cas la fonderie Horn, mais vraiment plus dans cette vague pas si lointaine d’exploitations qui se donnaient sur les terres de Thetford Mines et ses environs… Quel bel hommage à notre histoire et de notre ère industrielle québécoise en mettant l'emphase sur le vécu difficile de notre peuple, les creuseurs…les miniers, les artisans qui y ont laissé leur chair et leur sang. Comme je disais initialement, cette rencontre fut avec très peu de préparation, j’avais initialisé mes premières écoutes sur leur EP King Beaver Phase One, que je vous propose d’écouter et qui vous donneront rapidement une idée d’un répertoire riche qui s’ouvre à vous.
Oktoplut

Fait cocasse: la semaine avant ce spectacle, je vais sur YouTube et j’écris le nom de la formation pour arriver sur un superbe vidéo qu’est LE DELTA DE L'OKAVANGO… superbe pièce, majestueux dans son ambiance, contenant un des instruments les plus rares de la planète: l’octobasse... c’est magique.
Alors je vais acheter RIONNOIR, et je me rends compte que l'album comme tel est beaucoup plus Post rock, surtout stoner et ça me va, en fait, j’adore.
J’achète leur plus récent album: Insomniaque…un album hommage francisé pour le 30e anniversaire de Green Day… eeee OK, c’est bon… mais, le pire, c’est de voir leur répertoire qui n’aurait absolument rien de tout cela: du plus vieux matériel et surtout de l’inédit. Vraiment, je me demandais ce que j'allais voir ce soir-là, mais, en même temps excité d’entendre quelque chose de totalement frais dans mes oreilles: laissons la musique faire ce qu’elle fait de mieux: nous surprendre. Mais après discussion avec les membres, j’ai eu un éclairage sur leur destination musicale, ce que vous pourrez avoir en écoutant mon entrevue dans l’émission La capsule de l’underground ( Nous Tv et YouTube) diffusée fin mars, début avril.
Le spectacle peut commencer dans une ambiance toujours aussi ténébreuse, mais dans un mood d’Indy rock alternatif avec la pièce Normal Anormal. Ce que j’aime énormément de cette formation est leur intuition à prendre leur humour cabotin et l'esprit frivole, mais vif, et créer une ambiance structurée, intelligente et avec un son ‘’raw’’, avec des paroles très intéressantes pour l’intellect et le monde des émotions. Bien sûr, je me fis beaucoup aux textes accessibles, ce n’est pas en spectacle que je vais décortiquer le verbe du nouveau matériel qui nous est présenté. Des pièces comme Perdre dans l’Écart, Le Calme Pilote et Sous le Pont me font perdre la notion du temps, si concentrer à apprécier de bon moment parmi les auditeurs charmés. Leur échange en ‘’Franglais’’ nous fait bien rire. D’un titre comme Sans Compromis (2014) à Rester Dehors (2026), se mixe très bien, très belle soirée et merci à Oktoplut! Bien sûr, on attend leur prochain album en 2026, du nom d’Inselberg… on en veut des surprises… et ils sont mon soleil de cet fin d'hiver!
Christian Lamothe, chroniqueur de l’underground
Allez écouter et soutenir:
Oktoplut: https://oktoplut.bandcamp.com/music

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