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[ Concert ] Dogo Suicide & Thick Glasses au Zénob

affiche

Comment terminer mon année de chroniques en 2025? Quel genre, quel style, quelle ‘’vibe’’ je recherche pour clore une année complètement folle? Un lancement d’album serait approprié, dans un style que je couvre moins souvent… j’ai besoin de folie, de brasse-camarade et de textes intéressants. J’ai envie de raconter ce que j’ai vu dans un bar plein, rempli de gens qui ont comme priorité de s’amuser et de découvrir deux formations québécoises, toutes deux, avec un album sorti cette année. J’ai mis le doigt sur un spectacle, qui, ma foi, referme la boucle de prestations 2025, en ce vingt décembre, au Zénob de Trois-Rivières. 




Thick Glasses


pochette Thrick glasses

Charles de Villers - guitare, voix

David Roy - guitare, voix

Julien Claude - basse

Gabriel Guimond-Mercille- batterie


Dans un mood indie rock entremêlé de post-rock, psychédélique et autres genres tous aussi bien ficelés, nous voilà devant la formation montréalaise qui nous en met plein les oreilles. Une découverte fascinante par sa poésie et son efficacité musicale. Bien sûr, on célèbre l’album dans l’Abyss, paru en avril 2025. Je m’imagine tellement voir une chanson comme Eliza passer dans toutes les radios au Québec et même en France, un BIG WOW, autant quand je l’écoute chez moi qu’en spectacle… et si ce n’est pas le cas, on doit vraiment se poser des questions sur la pauvreté de notre industrie musicale et non pas sur la qualité de nos musiciens. Une chanson comme Mydriase nous emporte dans une vague californienne, sans nous faire perdre l’équilibre, un surf musical impeccable. Avec Prescription et Longueuil Pizza, l’assemblé est superbement participante, ça chante, ça frappe de main pour suivre la cadence, un Zénob en feu. Mon Accalmie me rend fier de la richesse de notre langue, mais c’est clairement Good Luck Dave qui devient mon ‘’hit’’ de la soirée concernant Thick Glasses, que j'apprends à découvrir ce soir. J’ai été ravi de découvrir que la première partie du spectacle avait également un vinyle que j’ai acheté avec celui de Dogo Suicide




Dogo Suicide


pochette

Emmanuel Canadian: voix et basse

Nicolas Côté: voix et guitare

Richard-William Turcotte: batterie et voix

Clémence Richard: voix (choriste live)


Pour ceux qui ne connaissent pas le Zénob, il faut comprendre qu’au moment d’un thrash face à une formation qui nous anime, moins de 15 personnes peuvent donner l’impression d’avoir un raz-de-marée intense, et cela en peu de temps. Je ne m’attendais pas à la réaction aussi participante et endiablée de l’assemblée lors de la prestation… Ça fait du bien de voir ça en fin d’année. Bien avant de les voir ce soir-là, ce qui m’a intrigué, probablement comme plusieurs, était cette fameuse jaquette d'hôpital que l’on voit  en photo, en vidéo et maintenant portée par Emmanuel en spectacle. Nicolas Côté m’explique la symbolique reliée à un séjour ou plus en psychiatrie de son confrère et qui anime toute l’imagerie et la poésie de l’album Tristesse Lucrative. J’acclame, vu le contexte, le courage et l’introspection, qui donne ce résultat magnifique, coloré et dynamique. 



 


 Dès le titre de départ, Oublier le Soleil, on est gagné par cet esprit musical qui passe du thrash, au grunge, prog-jazzy au post-hardcore… niveau style c’est éclaté et surprennant. Bel ajout, de la choriste Clémence Richard, qui apporte plus de subtilité. Très content pour ma part de voir aussi l’intervention de Marc Gagner que j’ai connu de la formation Rorqual et qui participe à la pièce Non, ce soir. On poursuit  avec Abilify, mon Amour, qui, dans un rythme doux, grunge et post-rock, me fait voyager, moi, le fan de progressif, je suis dans une zone de plaisir totale. Que dire de Sans Cérémonie, que son changement de rythme, de ton, ne laisse personne indifférent… clairement une chanson qui gagne beaucoup de tonus en spectacle. Soirée de douce folie dans un tourbillon de thrasheurs qui se termine avec Richard-William Turcotte qui, à la batterie, se doit d’y jouer pendant que l’on démonte pièce par pièce son instrument… un moment comique, efficace et qui nous laisse une fin d’animation très mémorable… bravo pour votre tournée et lancement d’album à Dogo Suicide. Me voilà à terminer ce 2025 sur une très bonne note pour deux formations francophones… deux nouveaux vinyles dans ma collection et mes vœux de bonne année pour vous, admirateurs de l’underground musical québécois. 




Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground



Pour plus d’écoute et encouragement de nos formations ci-haut:


Thick Glasses 

Dogo Suicide

 


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